Découvrez le nouvel album de Bénabar « Le Début de la Suite » !

il y a 7 mois


A revoir : le clip interactif de La Petite Vendeuse x Le Jeune Vigile

Le Début de la suite

Dès les premières notes le ton est donné, le son différent et le propos ouvertement positif. Reprenons le contact et cette joyeuse route entamée il y a maintenant deux décennies. Libérons-nous de tout poids et autres scories qui empêchent d’avancer. Demain sera un autre jour, qu’il nous reste à inventer. « En avant la suite »…

La Petite Vendeuse

Plongée au cœur de l’univers unique du Bénabar scénariste.

Pitch de ce mini-film gorgé d’humour et de tendresse : l’auteur s’éprend d’une jeune vendeuse en train de s’en griller une à l’arrière d’un grand magasin. Le temps s’arrête, et l’on se perd à partir tendrement à la recherche d’une jeunesse à jamais révolue… Avant que la réalité ne revienne à nous, un peu brutalement.

Marathonien

Dans cette chanson, probablement le titre le plus « Cocoon » de l’album (réécoutez Chupee), Bruno dévoile deux inspirations nouvelles : la course à pied, qu’il pratique assidûment et (presque) quotidiennement et ces fameuses « villes nouvelles » construites en périphérie des métropoles. N’oubliez pas que c’est dans l’une d’entre elles qu’il a passé son enfance.

Feu de joie

Single lancé en ballon-sonde histoire de reprendre la conversation, cette chanson annonce la couleur d’un état d’esprit qui se veut solaire, positif et lumineux. Soyons clair, l’album ne parle que de ça ! Jetons rancunes, douleurs, blessures et autres reproches dans un feu dont le crépitement ne peut être que de joie !

Le Destin

Attention, chanson importante. Philo selon Bruno ? Non, façon de vivre plutôt.

Une chanson qui commence par « non ». Car « non », pour lui, il n’y a pas de destin, encore moins un grand livre obscur où chaque vie est (déjà) écrite.

Le Destin est la réflexion d’un homme au milieu de sa vie. Un adulte refusant catégoriquement cette croyance en la providence qui amène à ne pas assumer ses actes. « Ce qui est tout tracé, ce n’est que le passé. »

Le Complexe du sédentaire

Chanson pleine d’humour, de recul et de tendresse sur les quadras « sédentaires » (dont il fait partie) qui gardent dans un coin de leur tête le fantasme du baroudeur. Impossible de ne pas penser à cette chanson comme une réponse par la négative à la sublime Ce lundi-là de l’ami pour toujours, Michel Delpech.

Chevaliers sans armure

Les « chevaliers sans armure », ce sont les enfants des hôpitaux, héros malgré eux d’un quotidien blanc et désinfecté. Dans cette chanson, vous entendrez un piano, celui du virtuose Alexandre Tharaud et une voix, celle de Bruno. Vous ressentirez tout le reste : enfants courage, parents impuissants, personnel hospitalier bienveillant et puis de l’émotion.

Brève et approximative histoire de France

Ou quand la plume devient humaniste. Attention à ne pas se méprendre sur le titre de cette chanson trompe l’œil. L’histoire de France n’est que prétexte : il est ici question de ne pas céder face à l’obscurantisme, à la bêtise, de s’inscrire avec sagesse dans la grande chaîne de l’humanité et ne pas oublier que demain dépend directement de nos actes présents. « Et au bout du bout y a nous, ici, maintenant. »

Chauffard

On ne se refait pas… Sanguin on naît, sanguin on est.

Dans cette chanson, indéniablement la plus rock et le plus cuivrée de l’album, Bruno imagine un voyou de la route qui, en un coup de volant, fait resurgir ses propres angoisses : la sécurité des enfants et puis… les transports (il se soigne promis !).

On jouait fort

Si le Grand Charles était né en 69…

Pas loin de La Bohème (évoquée d’ailleurs), Bruno aborde les débuts héroïques, les bars enfumés, les esprits embrumés et les copains qui, malgré tout, venaient. Cachant une fois de plus émotion et pudeur derrière une autodérision à toute épreuve, le chanteur profite de l’occasion pour dire merci à ceux qui, dès le début (et peut-être plus que lui), y ont cru, l’ont suivi. Et le suivent encore.

Le Jeune Vigile

Exercice de style inédit à ce jour, Le Jeune Vigile est un changement d’angle de caméra. Si les instruments sont différents, la mélodie et la scène décrite sont exactement les mêmes que pour La Petite Vendeuse. Sauf que cette fois-ci, le point de vue est celui du jeune vigile du grand magasin.

« Il est un peu fragile, le jeune vigile, mais de loin on dirait, qu’il est calme et serein, qu’il a peur de rien… C’est pas vrai. »

En une punchline, tout est dit.

Ça ne sert à rien une chanson

Ou comment prouver le contraire en 3’10 !

Le choix d’un titre qui clôt un album est loin d’être anodin, celui des derniers mots encore moins. Pourquoi Bénabar continue de nous écrire des chansons ? Pourquoi Bénabar est parfois inquiet ? Pourquoi Bénabar a besoin de partager ses mots, ses maux, ses joies et ses mélodies ?

Toutes les réponses sont là.

Pour mémo, Bénabar, en chiffres, c’est : 48 ans, dont 20 de carrière, 3 Victoires de la musique, 8 albums studio (si l’on inclut celui qui nous réunit aujourd’hui), 2 live, 1 best of. Soit, 3 millions de disques vendus.

Ajoutons 2 bandes originales, 2 pièces de théâtre (dont une coécrite), 2 longs métrages (dont Incognito et son plus d’1 million de spectateurs), une prestation remarquée dans la série au succès fulgurant, Le Secret d’Élise, sur TF1, plus de 800 concerts (dont 2 Bercy, 4 Olympia et plus de 90 Zéniths ou équivalents), 90 000 exemplaires du dernier album, Inspiré de faits réels, suivi d’une tournée ayant réuni plus de 100 000 spectateurs.

 

Et ce n’est que Le Début de la suite.