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Bénabar de retour au théâtre !

Bénabar sera de retour sur les planches à partir du 22 janvier 2016 avec sa nouvelle pièce Je vous écoute !
Après une première au théâtre en 2011 avec Quelqu’un comme vous, Bénabar nous invite cette fois-ci à partager l’étrange journée d’un psy et d’un mari en mal d’amour, dont les déboires sont liés à une énigmatique femme désirant se rendre à Lisbonne !

Dans cette comédie mise en scène par Isabelle Nanty, Bénabar se produira aux côtés de Zoé Félix et Pascal Demolon.
Les représentations auront lieu au théâtre Tristan Bernard, tous les jours du mardi au samedi. Les places sont disponibles ici.

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l'album

  • 1. Paris By Night

    J’étais super nase
    Grosse semaine de boulot
    Je me sentais d’occase
    Besoin de repos


    Faut être raisonnable
    Pour faire des vieux os
    Intraitable
    Savoir se coucher tôt !


    J’ai dit : « Les gars sans moi
    Je rentre, j’ai de la route
    Non, n’insistez pas !
    Bon ! Mais d’accord, cinq minutes ! »


    J’aurais dû me douter
    Que c’était qu’un début
    Les meilleures soirées
    Ne sont jamais prévues


    Paris by night
    Au hasard de la nuit
    Qui nous prend par la main
    Et nous laisse au matin


    Paris by night
    Ce qui me réjouit
    C’est qu’on regrettera demain
    Que ce dont on se souvient


    En sortant du bistrot
    J’ai dit : « Cette fois, j’y vais ! »
    On est sortis du resto
    Quatre heures après


    Quelqu’un a dit :
    « On se quitte pas comme ça ! »
    Je sais plus trop qui
    Je crois qu’c’était moi


    On a pris un taxi
    Parce qu’au volant pas d’alcool
    Et faut dire qu’aussi
    On r’trouvait plus la bagnole


    On a été dans un bar
    Et dans un autre un peu mieux
    En s’arrêtant pour boire
    Un coup entre les deux


    Paris by night
    Au hasard de la nuit
    Qui nous prend par la main
    Et nous laisse au matin


    Paris by night
    Ce qui me réjouit
    C’est qu’on regrettera demain
    Que ce dont on se souvient



    Il était tellement tard
    Qu’il était presque tôt
    On allait bientôt voir
    Les gens partir au boulot


    On a été dans un club
    Dans une discothèque
    Dans une boîte à la mode
    Là, ce fut un échec !


    Un videur nous a refoulés
    J’lui ai demandé doucement
    S’il savait qui j’étais
    Il m’a dit : « Ouais ! Justement ! »


    Pour laver l’affront
    On a pris un falafel
    Remis d’aplomb
    On est r’partis de plus belle


    Paris by night
    Au hasard de la nuit
    Qui nous prend par la main
    Et nous laisse au matin


    Paris by night
    Ce qui me réjouit
    C’est qu’on regrettera demain
    Que ce dont on se souvient



    On a fini en after
    Le jour allait se lever
    Un peu comme les vampires
    On voulait l’éviter


    On s’est promis en sortant
    Qu’on nous y reprendrait plus
    Cette promesse heureusement
    On l’a jamais tenue !

    Paris by night
    Au hasard de la nuit
    Qui nous prend par la main
    Et nous laisse au matin

    Paris by night
    Ce qui me réjouit
    C’est qu’on regrettera demain
    Que ce dont on se souvient


    Et moi j’préfère Paris by night

    Paris by night

  • 2. Belle journée

    À verse, à torrent
    Il tombe des cordes
    Les arbres inclinent obséquieusement
    Leurs cimes que les vents tordent

    Une bourrasque, le froid, la grêle
    Un orage déchaîné
    Et je trouve que c’est une belle
    Une belle journée

    C’est une belle journée… pour pleurer

    La météo a le sens
    Des circonstances
    S’il faisait beau
    Ça friserait l’inconvenance

    Je me sens sombre comme ce ciel
    Tout autant tourmenté
    Et je trouve que c’est une belle
    Une belle journée !

    C’est une belle journée… pour pleurer

    Une éclaircie menace
    Mais c’est vite arrangé
    Un nuage obscur efface
    L’inopportune percée

    Dans le noir, je tousse et je gèle
    À ma fenêtre accroché
    Et je trouve que c’est une belle
    Une belle journée

    C’est une belle journée… pour pleurer

  • 3. Remember Paris

    Do you remember Paris?
    We met on Île-Saint-Louis

    I told you about the monuments
    You made fun of my accent

    Do you remember Paris?
    I wasn’t good in history

    To talk with you, to be usefull
    Yes, I invented a little

    I’m not sure that Paul Verlaine
    Used to live by the Seine
    And I still don’t know really
    What is the Conciergerie

    Do you remember Paris?
    I told you : « Vous êtes jolie »

    You had a city guide in hand
    I had a few ideas in mind

    Do you remember Paris?
    A restaurant place Clichy

    I chose the wine pretending
    To know what I was doing

    Do you remember me?
    The next morning, Roissy !

    We kissed goodbye, you took your plane
    I never saw you again

    Do you remember Paris?
    Do you remember me?

    Mon accent est toujours là
    Et moi ? Moi, je me souviens de toi

    Quand je m’balade au bord de la Seine
    Je pense à une Américaine !

  • 4. Titouan

    Je cherche un appart dans le coin
    Pour me rapprocher de Titouan
    C’est au-dessus de mes moyens
    Mais, pour l’instant, j’ai trois changements

    Ça va, nos rapports s’apaisent
    On se reparle avec Muriel
    Je l’ai encore un peu mauvaise
    C’est naturel !

    Ça oui ! Je crois bien qu’c’est fini !
    Ça non ! J’ai plus beaucoup de doutes
    Depuis le jour où elle m’a dit :
    « Je te quitte, j’en aime un autre »

    Ajoutant : « J’veux plus te voir »
    J’ai procédé par déduction
    Je crois qu’elle voulait qu’on se sépare
    Appelle-ça une intuition
    Titouan ! Rends-lui son ballon !

    J’arrive pas à tourner la page
    Titouan, n’enlève pas tes chaussures
    Eux, ils parlent déjà de mariage
    Titouan, remets tes chaussures

    Je me retrouve sur la touche
    Sonné, misérable
    Titouan, mets pas ça dans ta bouche
    C’est crade et c’est plein d’sable

    Elle est heureuse malheureusement
    Ça saute aux yeux et c’est mon drame
    J’étais quoi, moi, un figurant ?
    Non, Titouan, elle est pas enceinte la dame !

    Faudrait qu’j’accepte de l’rencontrer
    Qu’est-ce qu’elle s’imagine franchement ?
    Que je vais l’adorer ?
    Mettre sa photo en fond d’écran ?
    Titouan, j’te vois sur l’toboggan

    Oui Titouan ! Je te regarde mon grand

    Je me fous si c’est un mec bien
    Le plus formidable des beaux-pères
    Je trouve qu’on s’en passait très bien
    On pourrait faire marche arrière

    Revenir un dimanche matin
    Tous les trois en famille
    Elle aurait raté son entretien
    Titouan ! Tire pas les ch’veux de la p’tite fille

    Faudrait que je passe à aut’chose
    J’essaie de pas lui montrer
    Ça me fait mal quand je dépose
    Titouan sur mon ancien palier

    Je sais qu’il faut que j’abandonne
    Tiens, il commence à pleuvoir
    Non ! Moi, je vois personne !
    On va y aller trésor…
    Titouan, on y va mon trésor !

  • 5. La grande vie

    T’as l’air malin
    Avec tes fleurs
    Qui n’ont pas trouvé preneuse

    T’as l’air de rien
    Bouquet de pleurs
    T’es au plus bas et tu creuses

    Mais lorsque les bras ouverts
    Tous les feux passent au vert

    C’est la grande vie
    Le sacre des amants
    Qui justifie
    Tous tes chagrins d’avant
    Alors là ! Oui ! Ça ressemble à quelqu’chose
    Alors là ! Oui ! Ça les vaut toutes les roses !
    La grande vie
    Le sacre des amants
    Le ralenti
    Que tu attendais tant
    À toi les honneurs !
    À toi la gloire !
    Tous les bonheurs
    De la victoire
    T’es un héros…


    Tu as l’air bête
    Devant sa porte
    Qui reste bel et bien fermée

    C’est clair et net
    Vaut mieux que tu partes
    N’insiste pas, ça ferait qu’empirer

    Tu fais demi-tour quand soudain
    Un bruit de serrure te retient

    C’est la grande vie
    Le sacre des amants
    Qui justifie
    Tous tes chagrins d’avant
    Alors là ! Oui ! Ça ressemble à quelqu’chose
    Alors là ! Oui ! Ça les vaut toutes les roses !
    La grande vie
    Le sacre des amants
    Le ralenti
    Que tu attendais tant
    À toi les honneurs !
    À toi la gloire !
    Tous les bonheurs
    De la victoire
    T’es un héros…

    T’es un héros…

    La grande vie
    Le sacre des amants
    Qui justifie
    Tous tes chagrins d’avant
    Alors là ! Oui ! Ça ressemble à quelqu’chose
    Alors là ! Oui ! Ça les vaut toutes les roses !
    La grande vie
    Le sacre des amants
    Le ralenti
    Que tu attendais tant
    À toi les honneurs !
    À toi la gloire !
    Tous les bonheurs
    De la victoire

    La grande vie
    Le sacre des amants
    Qui justifie
    Tous tes chagrins d’avant
    Alors là ! Oui ! Ça ressemble à quelqu’chose
    Alors là ! Oui ! Ça les vaut toutes les roses !
    La grande vie
    Le sacre des amants
    Le ralenti
    Que tu attendais tant
    À toi les honneurs !
    À toi la gloire !
    Tous les bonheurs
    De la victoire
    T’es un héros…

    Que reposent les vieilles défaites
    Parce que ce soir, ce soir, c’est soir de fête !

    La grande vie !

  • 6. Les deux chiens

    Qu’est-ce qu’il a ce petit chien
    À provoquer ce gros chien
    Il sautille, il aboie
    Mais il ne fait pas le poids

    Il grogne de toutes ses dents
    Sauf qu’il n’est pas de taille
    Il a beau prendre son air méchant
    Le gros chien il bâille bye

    Un petit chien contre un bulldog
    C’est au mieux du suicide
    Ou les effets d’une drogue
    Dans les deux cas, c’est stupide

    Il s’attaque à trop costaud
    Ce petit chien est téméraire
    Il finira de jouer les héros
    Chez son vétérinaire

    Si l’autre s’énerve, il l’éclate
    Il le décalque, il le fume !
    Il suffirait d’un coup de patte
    Pour l’envoyer sur la lune

    Le petit manque pas d’panache
    Le gros se prépare pour l’attaque
    C’est vrai qu’il passerait pour un lâche
    Vu que l’autre lui met des p’tites claques

    Un tel acharnement s’explique
    Y a forcément une raison
    D’ailleurs ils s’aboient des trucs
    Mais je comprends pas, y sont trop loin… et d’ici j’entends pas bien !

    Est-ce une rancune ancienne ?
    Qui r’monte à quand ils étaient chiots
    À moins que ce soit à cause d’une chienne ?
    Allez savoir avec les animaux !

    J’ai peur qu’ils ne s’entretuent
    Il faudrait que je m’interpose
    Mais y sont déjà torse nu
    Et se montrent leurs gencives roses

    Les voilà prêts pour la bagarre
    Ils se défient du regard
    Et se grognent des trucs sur leur mère
    Que j’peux pas répéter, c’est trop vulgaire !

    Miaou ! Miaou ?

    Un chat qui passe par là
    D’un coup les réconcilie
    Ils en oublient leur combat
    Et se jettent à deux sur lui

    Mort le chat !

    La morale, s’il en faut une
    C’est plutôt un constat amer :
    La haine est la meilleure cause commune
    Qui rapproche les ennemis d’hier

    C’est une morale qui fout le moral en l’air

  • 7. La forêt

    Je faisais ce rêve enfant
    Je m’éloignais de la clairière
    Pour pénétrer ce bois devant
    Plus j’avançais, moins j’y voyais clair

    Je m’égarais seul dans le noir
    M’enfonçant je devinais
    Le rêve avait viré cauchemar
    Puisque personne, personne, ne me cherchait

    Dans cette forêt, j’y suis encore
    De cette forêt est-ce qu’on en sort ?
    Guet-apens sombre végétal
    Obscure et verte cathédrale
    Écrasante et sale

    Dans cette forêt, il y a des gens
    Qui progressent comme moi difficilement
    Dans ce tricot de branches savantes,
    De ronces, de racines rampantes
    Si menaçantes
    Si menaçantes


    Dans ce cauchemar d’enfance
    Le lierre retenait mes cris
    Je tremblais de peur sans défense
    Blotti, grelottant pour la nuit

    Parmi ce peuple indifférent
    D’arbres, de feuilles, de vent
    J’avais perdu ma propre trace
    Depuis je sais que quoi que je fasse

    Dans cette forêt, j’y suis encore
    De cette forêt est-ce qu’on en sort ?
    Guet-apens sombre végétal
    Obscure et verte cathédrale
    Écrasante et sale

    Dans cette forêt, il y a des gens
    Qui progressent comme moi difficilement
    Dans ce tricot de branches savantes,
    De ronces, de racines rampantes
    Si menaçantes


    Dans cette forêt, j’y suis encore
    De cette forêt est-ce qu’on en sort ?
    Guet-apens sombre végétal
    Obscure et verte cathédrale
    Écrasante et sale

    Dans cette forêt, j’y suis encore
    De cette forêt est-ce qu’on en sort ?

  • 8. Coming In

    Surpris ! C’est pas le mot
    C’est plutôt stupéfait
    J’ai beau tomber de haut
    Anthony, je ne mets

    Pas ta parole en doute
    Non, tu n’es pas un menteur
    Ton coming out
    J’y ai cru tout d’suite d’ailleurs

    Mais c’était y a longtemps
    Ça n’a surpris personne
    C’que tu balances maintenant
    Franchement ça m’étonne !

    J’apprends sans ménagement
    C’est pas une broutille
    Que mon copain homo maintenant
    En fait il aime les filles

    Coming in, coming in

    Pourquoi tu l’as pas dit plus tôt ?
    Comment ça tu redoutais
    De perdre ton boulot
    De coiffeur dans le Marais ?

    Bah ça ! C’est juste un cliché
    Mon salaud t’apprends vite
    T’es pas non plus obligé
    De nous ressembler tout d’suite

    Les femmes, c’est compliqué
    Crois-moi, fais un effort
    Tu ne vas rien gagner
    À changer de bord

    Un mec, c’est plus honnête
    Plus intelligent aussi
    Le seul problème en fait
    C’est que c’est moins joli

    Coming in, coming in

    Tu vas faire des ravages
    Beau gosse comme tu es
    C’est pas notre avantage
    Avec tout le sport qu’tu fais

    D’ailleurs, tes copains gays
    Qu’est-ce qu’ils en pensent ?
    De ton doux secret
    De ta différence ?

    T’es amoureux d’une femme
    Ça, c’est un mal nécessaire
    Si tu n’aimes pas les dames
    Hétéro, ça va pas te plaire !

    Tu as l’air emmerdé
    C’est quoi le petit problème ?
    D’accord, j’ai deviné
    Cette femme, c’est la mienne !

    Coming in, coming in

  • 9. Sur son passage

    Elle savoure
    Le regard des hommes
    Leur demi-tour,
    Leurs yeux qui klaxonnent
    Spécialement quand elle les croise au bras de leur femme
    Que d’un mouvement furtif, ils s’auto-crament !

    Elle s’amuse
    Ils se dévissent le cou
    C’est la muse
    Qui inspire les époux
    Hypnotisés, bouche bée, par ses courbes bavardes
    Elle se doute que c’est pas sa nuque qu’on regarde

    Elle est belle, elle le sait
    Comment lui en vouloir !
    Si un jour elle en doutait
    Il suffirait de nos regards


    Elle se délecte
    Quand monsieur se reprend
    Un peu bête
    Carbonisé par maman
    Qui fait semblant, bonne joueuse, de prendre avec humour
    L’œillade aussi discrète qu’un roulement de tambour

    Elle déguste
    Poursuivant sa route
    Et s’incruste
    Dans les pensées du couple
    Pas peu fière de faire l’objet toute l’après-midi
    De reproches déguisés en ironie


    Elle est belle, elle le sait
    Comment lui en vouloir !
    Si un jour elle en doutait
    Il suffirait de nos regards

    Sur son passage
    Sur son passage


    Si j’étais une jolie fille, je crois
    Que j’en f’rais baver des gars comme moi !

    Indifférente à mes blagues
    Hermétique à mes douteux plans-drague
    Je ne répondrais jamais à mes textos
    Pour commencer, j’me donnerais même pas mon numéro

    Elle savoure
    Le regard des hommes
    Leur demi-tour
    Leurs yeux qui klaxonnent
    Spécialement quand elle les croise au bras de leur femme
    Que d’un mouvement furtif, ils s’auto-crament !

    Elle est belle, elle le sait
    Comment lui en vouloir !
    Si un jour elle en doutait
    Il suffirait de nos regards

    Sur son passage
    Sur son passage

  • 10. Le regard

    Mais lorsqu’elles nous adressent
    Sans le vouloir d’ailleurs
    Ce regard qui transperce
    On en sait la valeur

    Parce qu’il leur échappe
    Parle de lui-même
    Et parce qu’il ne frappe
    Que celui qu’elles aiment

    On l’avait déjà vu,
    Ce regard qu’on convoite
    Souvent au début
    Nettement moins par la suite

    Il s’était fait rare,
    C’est sûrement de notre faute
    Et on ne veut pas le savoir
    S’il fut donné à un autre

    Célébrons son retour
    Il ne fait que passer
    Raison de plus alors
    Pour en profiter

    L’œil est un dépotoir,
    On voit tellement d’saleté
    Quand on reçoit ce regard
    Que les yeux soient loués

    Parce qu’on le voit moins
    Parce que les couples s’installent
    Faut dire qu’on est loin
    D’être l’homme idéal

    L’espace d’un instant,
    C’est ainsi qu’elles nous font
    Dans l’espace en suspens
    Leur déclaration

    Et du bout des yeux
    Elles murmurent que même si
    Elles méritaient mieux
    C’est nous qu’elles ont choisis

    Malgré c’qu’on est devenus
    L’usure et tout ça
    Et les malentendus
    Elles ne regrettent pas leur choix

    C’est même le contraire
    Elles t’aiment, c’est comme ça
    D’un battement de paupière
    Pour une fois, tu la crois

    C’est la pure vérité
    Comme deux et deux font quatre
    Nature et spontanée
    Comme on bâille au théâtre

    Mais lorsqu’elles nous adressent
    Sans le vouloir d’ailleurs
    Ce regard qui transperce
    On en sait la valeur

    Parce qu’il leur échappe
    Parle de lui-même
    Et parce qu’il ne frappe
    Que celui qu’elles aiment

  • 11. Les couleurs

    Rouge
    Qui monte aux joues quand on la gêne
    À lèvres qui finit sur les miennes
    Le tapis rouge, je lui déroule

    Jaune
    Comme son rire un peu gêné
    Week-end pluvieux, jaune le ciré
    Une plage du Nord, y avait pas foule
    Les pieds mouillés, le chien maboule

    Elle m’en fait voir d’toutes les couleurs
    La totalité de l’arc-en-ciel
    Le nuancier de ses humeurs


    Bleu
    Les hématomes de nos reproches
    Quand on s’fait mal, quand on s’amoche
    Peur bleue de la perdre si forte

    Vert
    Comme ses yeux qui tirent un peu
    Vers le kaki quand on r’garde mieux
    Verte de rage quand elle s’emporte
    Envers, contre tous, elle m’emporte

    Elle m’en fait voir d’toutes les couleurs
    La totalité de l’arc-en-ciel
    Le nuancier de ses humeurs

    Quand elle s’absente trop longtemps
    J’vois tout en noir, je broie du blanc
    J’suis transparent
    J’suis transparent


    Rose
    Je vois la vie en rose parfois
    Quand elle me parle tout bas
    Sauf qu’Édith Piaf chante pas tout l’temps
    Édith Piaf chante pas tout l’temps

    Elle m’en fait voir d’toutes les couleurs
    La totalité de l’arc-en-ciel
    Le nuancier de ses humeurs
    Quand elle s’absente trop longtemps
    J’vois tout en noir, je broie du blanc
    J’suis transparent

    J’suis transparent
    Elle m’en fait voir d’toutes les couleurs
    Elle m’en fait voir d’toutes les couleurs
    Elle m’en fait voir d’toutes les couleurs

  • 12. Gilles César

    Son prénom, c’était Gilles
    Jusque-là rien de bizarre
    Sauf que son nom de famille
    C’était César

    Mi-célèbre mi-anonyme
    Il en avait marre
    De son fameux patronyme
    Gilles César !

    À une lettre près
    Il était empereur romain
    Comme quoi ce qu’on dit est vrai
    À quoi ça tient… le destin ?


    Gilles César
    À l’école, était nul
    En invasion et en latin
    Donc son nom ridicule
    Ne servait à rien

    Si ses parents au berceau
    Avaient réfléchi deux secondes
    Ils l’auraient appelé Bruno
    Comme tout l’monde

    Gilles César

    Seul son meilleur ami
    Comprenait sa douleur
    Il avait le même souci
    Henri Potter

    Henri, Harry, franchement
    Y a pas grande différence
    Bah si ! Justement !
    Et d’importance !

    Entre un petit sorcier
    Intrépide et téméraire
    Et un agent immobilier
    Quadragénaire

    Henri Potter

    Gilles César
    Avait un autre copain
    Mais ils étaient fâchés à mort
    Faut dire que c’était pas un mec bien : Marc Vador

    C’est pas qu’il avait mauvais fonds
    Il était même mignon petit
    C’est juste qu’il était devenu méchant
    Mais enfin bref, cette chanson, elle parle pas d’lui !

    Gilles rencontra grâce à Henri
    Une femme qui lui plut
    Elle avait comme lui
    Un nom presque connu

    Mademoiselle Moreau
    Marilyn de son prénom
    Comme Marilyn Monroe
    Enfin pas loin !

    De toute façon, c’était pas vrai
    Elle s’appelait Christelle, en fait
    Et depuis toujours elle rêvait
    D’un prénom de vedette

    Gilles épousa Marilyn
    Et Henri fut leur témoin
    Ma chanson qui se termine
    J’espère au moins qu’elle était bien !

    Gilles César

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Les bénéfice du doute

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